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Entrepreneuriat

(Pourquoi) nous faisons confiance à notre agricultrice Mieke

15/10/2019
Boerinmieke Ondernemen

Mieke Verniest n’est pas seulement la plus jolie agricultrice de Flandre, c’est surtout la meilleure du monde. Chez Balls & Glory, nous ne pouvons rêver meilleurs partenaires que Mieke et son mari Luc. Dans leur ferme, la Zalmbeekhoeve, au cœur des magnifiques Ardennes flamandes, ils se dévouent corps et âme pour élever nos porcs.

 

Enfant, j’ai passé de nombreuses années à la ferme de mes grands-parents à Furnes (Leisele). C’était alors encore une ferme mixte avec des porcs, des bœufs, des poules, des pommes de terre, beaucoup de légumes, des noix, des fruits, etc. J’ai grandi au rythme des saisons : tuer le cochon une fois par an, une abondance de légumes en été et du « lard de poitrine au saindoux de la cave » en hiver, avec des haricots « en conserve » et des pommes de terre. Des pommes de terre qui étaient stockées dans le « kot à charbon », où l’on ne gardait donc pas seulement de quoi alimenter les estomacs, mais aussi le poêle... Tout ne tournait pas uniquement autour de la nourriture ;-).

 

Pour moi, enfant, le fait que les bœufs de la ferme soient vendus dans la boucherie familiale à Gand allait de soi. C’était la logique de la nature.

 

Au fil des ans, j’ai vu quel métier de dingue était celui de « paysan », combien le moindre revers pèse lourd et combien il faut trimer dur. J’ai vu mon oncle Marc professionnaliser la ferme et se spécialiser. Mon oncle Marc est vétérinaire, a beaucoup voyagé et est malin, il a vu le monde changer et a fait évoluer la ferme avec son temps. Il s’est spécialisé dans l’élevage de bœufs.

 

Beaucoup d’autres exploitants ont choisi de se concentrer sur le porc. Moi-même, j’ai toujours adoré les cochons : j’aimais être là quand ma grand-mère Mariette se levait la nuit pour aider les truies à mettre bas. Elle m’a appris à avoir peur du verrat, le mâle qui peut être assez dangereux. En effet, les porcs mangent de la viande, je m’en souviens. Et ils ont beaucoup en commun avec les humains, qui sont des animaux tout aussi sociaux qu’eux.

Ces dernières années, j’ai visité de nombreux élevages porcins en Belgique, en France, en Allemagne ... J’en suis rarement sorti satisfait. L’élevage de porcs d’autrefois a disparu : plus assez rentable.

Heureusement, on assiste ces dernières années à un retour de la viande de porc durable ou élevée plus durablement : le porc ménapien de Hendrik Dierendonck, le cochon Brasvar de la famille Dobbels, Duroc d’olives, et tant d’autres que je m’excuse d’oublier de nommer. Je pourrais me lancer dans un petit discours commercial sur le caractère plus durable de la viande de porc par rapport au bœuf, l’effet de la graisse de porc sur la santé, les bienfaits d’un régime flexitarien, ou le respect ou non du bien-être animal, mais ...

tuer un cochon n’est jamais pour son bien-être, POINT.

Toutefois, le vrai problème, le fond du problème, c’est que l’élevage porcin est devenu un business où les marges sont faibles, et quelqu’un qui est acculé par ces faibles marges doit parfois recourir à divers subterfuges. Il y a une surconsommation de viande, mais aussi une surproduction à des prix beaucoup trop bas. La viande n’est plus estimée à sa juste valeur, au détriment non seulement de l’animal, mais aussi et surtout de l’agriculteur.

Dès le début, chez Balls & Glory, nous nous sommes attelés à élever nous-mêmes des porcs, à nouveau selon les bonnes méthodes. J’ai réalisé que je n’avais pas besoin de races sophistiquées pour faire de bonnes boulettes. Et que de ce fait, nous pouvions consacrer plus de temps à élaborer un cahier des charges détaillé comprenant des exigences en termes d’alimentation locale, de bien-être animal et de prix justes pour l’éleveur. Ces prix justes sont nettement supérieurs aux prix courants du marché, mais je ne pense pas que ce soit la principale motivation de Mieke.

On ne peut jamais avoir un impact seul et je tiens à souligner tout le mérite de Johan Noyen, de www.noyen.be, qui s’est lancé dans le mouvement avec son équipe. En effet, on ne peut pas faire des boulettes en utilisant absolument tous les morceaux du porc. En revanche, on peut s’associer à un charcutier artisanal. Le fait que cela nous permette d’être plus circulaires que jamais m’incite à me tourner vers l’avenir.

Sommes-nous bio ? Non, mais nous sommes très cohérents. Du maïs local plutôt que du soja biologique comme aliment, pas de médicaments préventifs et des prix équitables.

Quelqu’un qui est payé pour son travail le fait bien et avec plaisir. C’est pourquoi nous faisons confiance à Mieke, notre agricultrice.

VOUS ÊTES TOUJOURS LES BIENVENUS CHEZ MIEKE 

Vous voulez venir dire bonjour à nos cochons ? Mieke vous accueillera volontiers à la Zwalmbeekhoeve. Au magasin de la ferme, vous pourrez acheter de la viande de porc de son élevage. Et naturellement aussi les délicieuses saucisses de Noyen. À faire absolument !

Wafelstraat 48 – 9630 Munkzwalm – zwalmbeekhoeve@gmail.com